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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 09:57
Mon texte sur la conférence de presse de Jordi Savall...consacrée à Orpheus XXI, un projet à l'humanisme exaltant :) ... un projet dont l'humanisme rare est d'autant plus précieux ... Merci à Jordi Savall, de redonner du sens ...
 
Merci à Jérôme pour sa confiance.
 
Copyright photo : DR
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 08:16

Voici donc sur ODB ma chronique du CD/DVD Llibre Vermell par Jordi Savall.

Je vous le recommande, car c'est une merveille.

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:52

Ma chronique du CD Le Temple et le Désir de Gabriel Garrido est en ligne... Une merveille

"Gabriel Garrido en véritable sculpteur de la musique, fait chatoyer sous sa direction, l’éloquence des ombres et lumières romaines. Il réunit autour de lui une distribution idéale, pour mieux révéler l’âme de chaque madrigal. Il ébauche, dessine, entrelace fantasmagorie et tragédie, la transparence des larmes si baroques de la Maddalena et les éclats de rire si cristallins de Colombella, faisant chanter le murmure éternel des feuilles de marbres des nymphes antiques au cœur de la chrétienté."

Immense gratitude à un grand artiste, à Claire Barral-Garrido son épouse pour m'avoir transmis ce merveilleux CD et à Jérôme pour la mise en ligne et sa confiance.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 19:53

« Joie, fureur de joie, soleil qui illumine tout ce qui est et sera, joie divine de créer ! Il n’y a de joie que de créer. Il n’y a d’êtres que ceux qui créent. Tous les autres sont des ombres, qui flottent sur la terre, étrangers à la vie. Toutes les joies de la vie sont des joies de créer : amour, génie, action, – flambées de force sorties de l’unique brasier. Ceux même qui ne peuvent trouver place autour du grand foyer : – ambitieux, égoïstes et débauchés stériles, – tâchent de se réchauffer à ses reflets décolorés.

Créer, dans l’ordre de la chair, ou dans l’ordre de l’esprit, c’est sortir de la prison du corps, c’est se ruer dans l’ouragan de la vie, c’est être Celui qui Est. Créer, c’est tuer la mort.

Malheur à l’être stérile, qui reste seul et perdu sur la terre, contemplant son corps desséché et la nuit qui est en lui, dont nulle flamme de vie ne sortira jamais ! Malheur à l’âme qui ne se sent point féconde, lourde de vie et d’amour comme un arbre en fleurs, au printemps ! Le monde peut la combler d’honneurs et de bonheurs ; il couronne un cadavre. »

 
Romain Rolland - Jean-Christophe (1904-12) , Tome 4,  La Révolte .1ére  partie , « Sables mouvants ».

Romain Rolland, par Fred Boissonnas, vers 1914 . Collection Romain Rolland.

copyright photo : DR

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 11:02

Peut-on rêver un plus doux matin de Noël qu'en compagnie du Poème Harmonique https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-du-soir/noche-buena-chants-et-musiques-de-l-espagne-du-siecle-d-or-par-le-poeme-harmonique-dirige-par-vincent-dumestre-30628

A celles et ceux qui passeront par ici, je souhaite un Noël source d'harmonie 

illustration : Arthur Rackam CR : Dr

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 20:06

Aujourd’hui je n’ai rien fait. 
Mais beaucoup de choses se sont faites en moi.

Des oiseaux qui n’existent pas ont trouvé leur nid. 
Des ombres qui peut-être existent 
ont rencontré leurs corps. 
Des paroles qui existent 
ont recouvré leur silence.

Ne rien faire 
sauve parfois l’équilibre du monde, 
en obtenant que quelque chose aussi pèse 
sur le plateau vide de la balance.

** Roberto Juarroz **
(XIIIième Poesie Verticale) éd. José Corti

Credit photo : DR

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 12:11

Sachez que la Création ne nous appartient pas, mais que nous sommes ses enfants.

Gardez-vous de toute arrogance car les arbres et toutes les créatures sont également enfants de la Création. Vivez avec légèreté sans jamais outrager l’eau, le souffle ou la lumière. Et si vous prélevez de la vie pour votre vie, ayez de la gratitude. Lorsque vous immolez un animal, sachez que c’est la vie qui se donne à la vie et que rien ne soit dilapidé de ce don. Sachez établir la mesure de toute chose. Ne faites point de bruit inutile, ne tuez pas sans nécessaire ou par divertissement. Sachez que les arbres et le vent se délectent de la mélodie qu’ensemble ils enfantent, et l’oiseau, porté par le souffle, est un messager du ciel autant que de la terre.

Soyez très éveillés lorsque le soleil illumine vos sentiers et lorsque la nuit vous rassemble, ayez confiance en elle, car si vous n’avez ni haine ni ennemi, elle vous conduira sans dommage, sur ses pirogues de silence, jusqu’aux rives de l’aurore. Que le temps et l’âge ne vous accablent pas, car ils vous préparent à d’autres naissances, et dans vos jours amoindris, si votre vie fut juste, il naîtra de nouveaux songes heureux, pour ensemencer les siècles.

Pierre Rabhi

Extrait du Recours à la Terre, par Pierre Rabhi Ed. Terre du Ciel

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:49

Pour leur nouveau CD, l’ensemble Hirundo Maris (L’hirondelle des mers) si bien nommé, nous invite à un voyage d’une beauté et d’une sensibilité à fleur de peau et d’esprit, véritable joyau, qui nous transporte aux confins de la conscience. Il viaggio d’Amore est un programme merveilleusement composé de pièces musicales et ou vocales, provenant du monde entier, dont la poésie évoque la complexité des sentiments amoureux.

L’infinie délicatesse de l’interprétation, les couleurs tant instrumentales que vocales, sont un pur plaisir, un enchantement de tous les instants.

Lorsque j’ai commencé à écrire ma chronique, ainsi sont venus les premiers mots, tout naturellement. Et puis, les doigts ont cessé la quête des mots, pour suivre les musiciens dans un univers où l’on se blottit, au cœur du mot Amore, touché par une flèche invisible. Dès lors, sans jamais se lasser, nous n’avons cessé d’écouter et réécouter, emportés par un infini bonheur, doublé d’un étrange sentiment, si captivant, qu’il en est venu à effacer toute réalité.

Arianna Savall et son compagnon Petter Udland Johansen se sont entourés de musiciens, venus de tous les horizons, et d’une équipe de techniciens du label Carpe Diem, qui porte si bien son nom, pour nous ouvrir les portes enchantées du songe. Et si parfois l’amour peut y blesser, il nous permet aussi de transgresser peurs et souffrances, par sa sensualité ensorcelante. La diversité des poèmes, -et des langues dans lesquelles ils furent écrits-, et des histoires qu’ils nous content, leur offre un charme unique. De l’amour qui se vit dans l’allégresse, au drame des amours interdits, l’âme s’y abandonne, s’y donne, s’y libère, semble courir de plus en plus vite pour échapper à la douleur et revenir danser.

Leur mise en musique les a parfois inscrits à jamais au répertoire de la musique savante, tel Si dolce è il tormento de Monteverdi ou le lied Heidenröslein que l’on doit à Goethe et Schubert. D’autres mélodies sont issues de répertoires plus populaires (tel Canarios ou Cancro Cru), elles virevoltent dans nos esprits tandis que Douce Mémoire et plus encore l’Adieu de Guillaume Apollinaire, dont la musique si pure et aimante, a été composée par Arianna Savall. L’essence de verre du sentiment d’amour y semble prête à se briser sur le chagrin, mais portée par les vents et la lumière qui en émane, sa poésie indicible, en un murmure finit par apaiser l’inquiétude de la séparation.

Oui, je sais certains s’offusqueront peut être, dès lors que je ne détaille pas chaque pièce, mais je choisis de vous laisser découvrir ce si fantasmagorique, si surnaturel CD. Le plus abouti de l’ensemble Hirundo Marris. La prise de son y est si ronde, si suave, que rarement elle aura été autant au service des musiciens.

Il faut vous laisser envoûter par Si Dolce é il tormento, chanté à deux voix par Arianna et Petter, dont les timbres s’unissent en un feu ardent ou par cet Adieu si poignant d’Arianna, à celle dont la présence émane de la musique, et qui nous manque tant. L’interprétation à la mélancolie grisante de Gracias a la Vida donne un goût d’éternité à ces instants passés en compagnie des musiciens. Lorsque les deux voix d’Arianna et de Petter fusionnent avec une sensibilité vibrante, l’une en espagnol, l’autre en suédois, chantant l’amour et cette amertume des rêves perdus, lorsque les doigts d’Arianna se posent sur la harpe pour interpréter les dernières notes, la musique donne le sentiment de retenir la vie qui court et s’échappe, nous échappe.

L’ensemble des musiciens participent à la plénitude de cet enregistrement. Ils apportent de somptueuses couleurs à ce voyage. Tout ici est nuances et rêves grâce à leur talent. S’il en est un que l’on a envie de citer ici, car bien souvent ce pupitre est trop souvent oublié dans les chroniques, c’est David Mayoral. Peut-on donner plus de cœur à des percussions, « un cœur qui ne cesse de battre, qui bat, qui bat, qui bat » … en un amour éternel.

En véritables troubadours, Arianna Savall, Petter Udland Johansen et leur ensemble Hirundo Marris, nous offrent ici, bien plus qu’un simple joyau, des instants uniques qui nous accompagneront longtemps.

Par Monique Parmentier

1 cd Carpe Diem records. Durée 69’34. Livret Français/Anglais/Allemand. Enregistrement réalisé en direct à Heilig-Kreuz-Kierche-Basel-Binningen (Suisse) du 18 au 22 mars 2015

Hirundo Maris : Arianna Savall, soprano et harpe triple baroque ; Petter Udland Johansen, ténor, hardingfele, cittern; Michel Nagy, guitare ; Sveinung Lillecheier, guitare, dobro ; Miquel Angel Cordero, colascione, double base ; David Mayoral, percussions

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 12:17

Depuis plusieurs jours, je voyage en compagnie d'Arianna Savall et Petter Udland Johansen... et plus j'écoute ce disque merveilleux et plus sa beauté est un doux réconfort. Ma chronique n'en est qu'à ses premiers mots qui tentent de dire l'indicible... bientôt.

J'ai reçu par ailleurs, un message en privé, me signalant, la publicité qu'over blog met sur mon blog. Etant en version gratuite d'overblog, je ne peux malheureusement utiliser la solution proposée. Mais je remercie cette personne de me l'avoir proposé.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 18:48

Elle est là, solitaire, dans cette cour, à l’ombre d’un mur au rouge pastel, qui donne sur une place baignée de lumière. S’interpose entre elle et moi, un long cyprès et un tout jeune olivier.

Elle est là, tout blanche, semblant comme alourdie par sa tige trop fragile.

Elle est là, si solitaire que sa solitude me répond. Elle est là et m’interpelle, retient mon regard, au point que j’ai du mal à quitter la fenêtre où je me tiens.

Que cherche t-elle à me dire ? Que me dit -elle ? Qu’évoque t-elle en moi, si ce n’est un instant d’une infinie beauté, souvenir d’un instant unique, qui me revient de si loin, qu’il ne parvient à se concrétiser que dans les larmes qui me viennent ?

Je suis là, au pays des Elysiques, cette peuplade ligure si bien nommée et qui a depuis longtemps disparue. M’évoque t’elle un instant, d’un temps lointain où je fus si heureuse que le réel n'est plus qu'une illusion. La couleur si profonde du mur qui vient rehaussée cette blancheur, participe-t-elle également au voyage auquel elle m’invite.

Chère Rose blanche, tu étais là et j’étais là, mais j’ai du repartir, alors que fanée tu n’étais pas encore. Ton souvenir m’obsède encore, alors que le brouillard d’un automne glacial s’est abattu sur la région parisienne où je suis revenue, me demandant ce que je fais là et quel sens donner à tout cela.

Car je sais qu’un sens il y a et que je dois libérer ma mémoire du poids du présent et d’un passé trop récent, pour me ramener à ce temps jadis, où le bonheur a exhalé de ton parfum.

Tu me manques chère Rose blanche, tu me manques, comme la présence qui émane de toi.

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  • : Le blog de Susanna Huygens
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  • : Je ne prétends pas ici faire travail de musicologie je souhaite juste tout au plus vous faire partager ma joie à l'écoute de ces musiques dont j'aime vous entretenir, mais aussi de l'art et de l'esprit baroque. J'espère tout comme Puck à la fin du Songe d'une Nuit d'été pouvoir compter sur votre indulgence et vos remarques car "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé), que vous n'avez fait qu'un somme, ...
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