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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:49

Pour leur nouveau CD, l’ensemble Hirundo Maris (L’hirondelle des mers) si bien nommé, nous invite à un voyage d’une beauté et d’une sensibilité à fleur de peau et d’esprit, véritable joyau, qui nous transporte aux confins de la conscience. Il viaggio d’Amore est un programme merveilleusement composé de pièces musicales et ou vocales, provenant du monde entier, dont la poésie évoque la complexité des sentiments amoureux.

L’infinie délicatesse de l’interprétation, les couleurs tant instrumentales que vocales, sont un pur plaisir, un enchantement de tous les instants.

Lorsque j’ai commencé à écrire ma chronique, ainsi sont venus les premiers mots, tout naturellement. Et puis, les doigts ont cessé la quête des mots, pour suivre les musiciens dans un univers où l’on se blottit, au cœur du mot Amore, touché par une flèche invisible. Dès lors, sans jamais se lasser, nous n’avons cessé d’écouter et réécouter, emportés par un infini bonheur, doublé d’un étrange sentiment, si captivant, qu’il en est venu à effacer toute réalité.

Arianna Savall et son compagnon Petter Udland Johansen se sont entourés de musiciens, venus de tous les horizons, et d’une équipe de techniciens du label Carpe Diem, qui porte si bien son nom, pour nous ouvrir les portes enchantées du songe. Et si parfois l’amour peut y blesser, il nous permet aussi de transgresser peurs et souffrances, par sa sensualité ensorcelante. La diversité des poèmes, -et des langues dans lesquelles ils furent écrits-, et des histoires qu’ils nous content, leur offre un charme unique. De l’amour qui se vit dans l’allégresse, au drame des amours interdits, l’âme s’y abandonne, s’y donne, s’y libère, semble courir de plus en plus vite pour échapper à la douleur et revenir danser.

Leur mise en musique les a parfois inscrits à jamais au répertoire de la musique savante, tel Si dolce è il tormento de Monteverdi ou le lied Heidenröslein que l’on doit à Goethe et Schubert. D’autres mélodies sont issues de répertoires plus populaires (tel Canarios ou Cancro Cru), elles virevoltent dans nos esprits tandis que Douce Mémoire et plus encore l’Adieu de Guillaume Apollinaire, dont la musique si pure et aimante, a été composée par Arianna Savall. L’essence de verre du sentiment d’amour y semble prête à se briser sur le chagrin, mais portée par les vents et la lumière qui en émane, sa poésie indicible, en un murmure finit par apaiser l’inquiétude de la séparation.

Oui, je sais certains s’offusqueront peut être, dès lors que je ne détaille pas chaque pièce, mais je choisis de vous laisser découvrir ce si fantasmagorique, si surnaturel CD. Le plus abouti de l’ensemble Hirundo Marris. La prise de son y est si ronde, si suave, que rarement elle aura été autant au service des musiciens.

Il faut vous laisser envoûter par Si Dolce é il tormento, chanté à deux voix par Arianna et Petter, dont les timbres s’unissent en un feu ardent ou par cet Adieu si poignant d’Arianna, à celle dont la présence émane de la musique, et qui nous manque tant. L’interprétation à la mélancolie grisante de Gracias a la Vida donne un goût d’éternité à ces instants passés en compagnie des musiciens. Lorsque les deux voix d’Arianna et de Petter fusionnent avec une sensibilité vibrante, l’une en espagnol, l’autre en suédois, chantant l’amour et cette amertume des rêves perdus, lorsque les doigts d’Arianna se posent sur la harpe pour interpréter les dernières notes, la musique donne le sentiment de retenir la vie qui court et s’échappe, nous échappe.

L’ensemble des musiciens participent à la plénitude de cet enregistrement. Ils apportent de somptueuses couleurs à ce voyage. Tout ici est nuances et rêves grâce à leur talent. S’il en est un que l’on a envie de citer ici, car bien souvent ce pupitre est trop souvent oublié dans les chroniques, c’est David Mayoral. Peut-on donner plus de cœur à des percussions, « un cœur qui ne cesse de battre, qui bat, qui bat, qui bat » … en un amour éternel.

En véritables troubadours, Arianna Savall, Petter Udland Johansen et leur ensemble Hirundo Marris, nous offrent ici, bien plus qu’un simple joyau, des instants uniques qui nous accompagneront longtemps.

Par Monique Parmentier

1 cd Carpe Diem records. Durée 69’34. Livret Français/Anglais/Allemand. Enregistrement réalisé en direct à Heilig-Kreuz-Kierche-Basel-Binningen (Suisse) du 18 au 22 mars 2015

Hirundo Maris : Arianna Savall, soprano et harpe triple baroque ; Petter Udland Johansen, ténor, hardingfele, cittern; Michel Nagy, guitare ; Sveinung Lillecheier, guitare, dobro ; Miquel Angel Cordero, colascione, double base ; David Mayoral, percussions

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 12:17

Depuis plusieurs jours, je voyage en compagnie d'Arianna Savall et Peter Udland Johansen... et plus j'écoute ce disque merveilleux et plus sa beauté est un doux réconfort. Ma chronique n'en est qu'à ses premiers mots qui tentent de dire l'indicible... bientôt.

J'ai reçu par ailleurs, un message en privé, me signalant, la publicité qu'over blog met sur mon blog. Etant en version gratuite d'overblog, je ne peux malheureusement utiliser la solution proposée. Mais je remercie cette personne de me l'avoir proposé.

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 18:48

Elle est là, solitaire, dans cette cour, à l’ombre d’un mur au rouge pastel, qui donne sur une place baignée de lumière. S’interpose entre elle et moi, un long cyprès et un tout jeune olivier.

Elle est là, tout blanche, semblant comme alourdie par sa tige trop fragile.

Elle est là, si solitaire que sa solitude me répond. Elle est là et m’interpelle, retient mon regard, au point que j’ai du mal à quitter la fenêtre où je me tiens.

Que cherche t-elle à me dire ? Que me dit -elle ? Qu’évoque t-elle en moi, si ce n’est un instant d’une infinie beauté, souvenir d’un instant unique, qui me revient de si loin, qu’il ne parvient à se concrétiser que dans les larmes qui me viennent ?

Je suis là, au pays des Elysiques, cette peuplade ligure si bien nommée et qui a depuis longtemps disparue. M’évoque t’elle un instant, d’un temps lointain où je fus si heureuse que le réel n'est plus qu'une illusion. La couleur si profonde du mur qui vient rehaussée cette blancheur, participe-t-elle également au voyage auquel elle m’invite.

Chère Rose blanche, tu étais là et j’étais là, mais j’ai du repartir, alors que fanée tu n’étais pas encore. Ton souvenir m’obsède encore, alors que le brouillard d’un automne glacial s’est abattu sur la région parisienne où je suis revenue, me demandant ce que je fais là et quel sens donner à tout cela.

Car je sais qu’un sens il y a et que je dois libérer ma mémoire du poids du présent et d’un passé trop récent, pour me ramener à ce temps jadis, où le bonheur a exhalé de ton parfum.

Tu me manques chère Rose blanche, tu me manques, comme la présence qui émane de toi.

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 22:14

« Les humains doivent enfin se réveiller, et prendre « conscience de leur inconscience » s’ils veulent perdurer, retrouver une manière juste d’habiter la terre et réenchanter le monde. » Pierre Rabhi, La convergence des consciences.

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 16:36

Odb Opéra, vient de publier ma chronique du CD Dixit Dominus par Jordi Savall... Une merveille. Entre virtuosité et humanisme... La musique nous emporte loin, très loin... Merci Maestro.

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 19:36

Dans le regard de cette petite fille, il y a tant de moi. Née en 1908, dans une famille aisée, elle semblait promise à une vie tracée, équilibrée et sans gros soucis... cette petite fille, c'est en fait ma grand mère. Elle ne nous a jamais parlé de ses rêves d'enfants, ni des raisons de ce regard mélancolique. Je ne connais que les raisons, Mais ses rêves silencieux me sont familiers. C'est cette enfant que je connais... et cette grand-mère à laquelle j'aimerais dire tout mon amour, est désormais et à jamais une enfant. Le temps passe si vite. Je me dis en te regardant que tu es là près de ta maman pour toujours et pas si loin de nous. Merci... merci à toutes deux... merci de m'avoir donner la possibilité de vivre certains de vos et de mes rêves et d'avoir pu poursuivre la route. Mille e mille volte grazie

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 08:11

Bonjour,

En dehors d'un "refourgueur" de vaudou et d'une personne qui sur son blog a repris mon travail sur Torelli, sans jamais me citer (y compris certaines images), je ne sais rien de vous... Alors n'hésitez pas à me laisser des messages, des avis... Du moment que vous êtes là, pour partager la beauté, l'authentique beauté, celle du cœur et de l'âme, je serais ravie de savoir qui vous êtes.

Merci à vous

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 08:31

Lorsque un très grand chef, nous rappelle combien la musique qui nous touche est à fleur de peau et combien une seule note lorsqu'elle vient du cœur peut nous porter vers un infini celui de la beauté... la vraie... fragile, sensible,... humaine.

Seiji Ozawa : le souffle de la musique

 

CR : Medici TV

 

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 21:13

Ce matin, cette rencontre avec cette photo réalisée par Richard Avedon en 1957, sur le plateau de Funny Face... A été un rare instant d'émotion. 

Je ne saurais dire précisément pourquoi cette photo me touche... Sa grâce, son élégance, le sentiment d'éternité de ce pas de danse si éphémère et de ses danseurs dont les corps sont tout à la fois lumière et sensualité ... Tout cela et encore plus... Le besoin de m'échapper dans ce mouvement des corps et des âmes.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 19:48

J'ai cueilli ce brin de bruyère 

L'automne est morte souviens-t'en

Odeur du temps brin de bruyère 

Et souviens - toi que je t'attends.

 

Guillaume Apollinaire mis en musique par Arianna Savall... Merci

https://m.youtube.com/watch?v=Jb134LYIDlo

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  • : Le blog de Susanna Huygens
  • Le blog de Susanna Huygens
  • : Je ne prétends pas ici faire travail de musicologie je souhaite juste tout au plus vous faire partager ma joie à l'écoute de ces musiques dont j'aime vous entretenir, mais aussi de l'art et de l'esprit baroque. J'espère tout comme Puck à la fin du Songe d'une Nuit d'été pouvoir compter sur votre indulgence et vos remarques car "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé), que vous n'avez fait qu'un somme, ...
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