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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:20
Songe d'une nuit d'été à Fontfroide

Voici donc à la suite des autres mon dernier article sur la merveilleuse XIe édition du festival Musique et histoire à Fontfroide.

Certains diront que mon style n'est pas celui d'une critique officiellement estampillée, d'autres que je copierais je ne sais qui... À tous, je répondrais que le bonheur que j'ai connu cet été à Fontfroide est unique et que se sont mes émotions, mon ressenti que j'exprime dans l'ensemble de ces quatres articles. Je les assume pleinement. Les Elysiques sont venus à moi, sans que désormais je ne me souvienne précisément à qu'elle occasion, si ce n'est qu'arrivé quelques jours plus tôt à Narbonne, j'ai eu le temps de me promener et de découvrir. Mais rien n'arrive par hasard. Avant que de conclure, j'aimerais juste ici exprimer mon immense reconnaissance à Jordi Savall et à tous les musiciens. Merci également aux techniciens, aux bénévoles. Merci à Laure d'Andoque pour la gentillesse de son accueil. Et sincèrement Merci à deux dames d'Alia Vox qui se reconnaîtront... Elles ont rendu possible ce qui me semblait hors de portée .. Merci, merci... Mille e mille Volte grazie pour ces cinq journées/soirées si merveilleuses. Merci à la plus belle des fées : Montsé.

Ce qui fut le plus beau songe d'une nuit d'été m'a donné la sérénité ... Alors comme Puck, je vous demande votre indulgence et à ceux qui me calomnient, ne vous fatiguez plus, je suis passée à autre chose.

Egalement, dans ces conditions, un grand merci à Jérôme d'ODB qui m'a gardé sa confiance malgré tout. Je lui en serais toujours infiniment reconnaissante.

Published by Parmentier Monique
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 15:46
Fontfroide : Entre fin amor et appel au dialogue

Mon troisième article sur Fontfroide est en ligne.

Tant d'instants merveilleux avec des artistes vraiment uniques.

Mille e mille volte grazie.

Published by Parmentier Monique
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8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 15:11
Les Elysiques : les voix du vent

Que sait-on vraiment des Elysiques ?

Que c'était probablement une peuplade ligure (peuples indo-européens, italo-celtique), ayant subi une influence ibérique. Très active, elle avait même sa propre monnaie.

Elle occupait jadis l'oppidum de Montlaurès, tout proche des étangs de Bages et de Sigean, et du delta de l’Aude. Du haut de ses quelques 56 mètres, cet oppidum est la matrice originelle de Narbonne. Le royaume des Elysiques s’étendait de la région de Leucate jusqu’à celle d’Agde.

L'oppidum d'Ensérune, le mieux conservé, car ayant bénéficié d'une occupation plus longue, en a fait partie. Montlaurès, sous le nom d’Elycia en était la capitale. Ils n’avaient jamais été soumis par les voisins grecs. Puis, leur royaume fût détruit par des peuplades celtes venues d’Europe centrale, les Volques. Le site devait ultérieurement s’accroître et donner naissance à Narbonne, car au pied de cet oppidum, en effet, passaient tous les flux d’importations (bijoux, perles, verroteries, vases grecs, ibériques poteries massaliotes ou italiotes de Campanie, poteries celtiques, etc.), et d'exportations (produits agricoles, sel, minerais : plomb, or, cuivre, étain).

Mais peut - on imaginer que l'âme d'un peuple heureux puisse disparaître à jamais... à chacun de répondre à cette question.

Published by Parmentier Monique
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 12:17

Mon second article sur le festival Musique et Histoire vient d'être mis en ligne sur ODB Opéra.

Bonne lecture

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Published by Parmentier Monique
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 15:20
Le chemin des Elysiques

Mon premier article, sur la première journée du Festival Musique et Histoire à Fontfroide est en ligne sur ODB Opéra.

Un grand merci à tous les artistes, mais aussi à tous les amis photographes, journalistes, ... techniciens, membres des Amis de Fontfroide et du public pour cette merveilleuse première journée partagée avec eux.

A très bientôt pour la suite.

Published by Parmentier Monique
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:53
Le phénix et les voix du vent ;)

Revenir... Renaître, retrouver à Fontfroide le chemin qui mène aux sources de la vie... Non ceux qui ont cru me faire douter n'ont pas réussi à atteindre ce que je suis vraiment... Mais m'ont soulagé du poids de mes doutes. Après m'être au propre comme au figuré brûlée au 3e degré, Je suis rentrée "à la maison" et j'ai retrouvé "ma famille"... Les voix du vent m'ont ramené aux Champs Elysées et bientôt un article, voir plusieurs en rendront compte. J'ai trouvé le bonheur et oublié, balayé les voix du malheur . À très bientôt sur ODB... Et en attendant gros bisous des Halles de Narbonne une ville de cœur, ma ville de cœur ... Celle de ma Renaissance. Merci à Jordi Savall, et aux musiciens ... Merci à Aline et Irene... Merci à toutes celles et tous ceux qui m'ont donné leur confiance amicale. Merci à Jérôme d'Odb Opera

Merci Montsé... Très chère Montsé, une petite fée de la garrigue vous remercie pour votre lumineuse présence

Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
Le phénix et les voix du vent ;)
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 21:08

sterne-5.jpgJe m'étonne en revenant sur mon blog après plusieurs semaines d'absences, de voir que certains dont j'ignore tout, puisque nul ne m'a jamais laissé de messages, le visitent.

 

J'ai pris la décision, de ne plus écrire de chronique de CD et de me contenter de couvrir quelques concerts pour Classique News et Odb Opéra. Ce blog avait été créé pour être animé en compagnie de quelqu'un qui a choisi de me lâcher, malgré de multiples promesses d'amitié éternelle. Il m'a fallu faire mon deuil. Mais poursuivre seule la tâche, a fini par me sembler impossible. Je prenais du retard et j'accumulais des piles de CD et livres que j'aurais été bien en mal de traiter. Et plus la pile grossissait et plus cela me pesait, me faisant perdre d'autant plus le plaisir, qu'il n'y avait aucun partage.

 

Une seule artiste est parvenue à me faire changer d'avis : Arianna Savall. Comme sa mère, avant elle, elle a su me toûcher par sa générosité. C'est une personne chaleureuse et merveilleuse et une artiste sensible et talentueuse.

 

Cette dernière chronique de CD, que je viens d'écrire, se trouve sur Classique News où vous pourrez la lire. Si vous voulez faire un beau cadeau à quelq'un que vous aimez Vox Cosmica, sera le plus beau que vous puissiez faire à cette personne.

 

link

 

Quant à mon blog, j'ignore si je le poursuivrais et de quelle manière. Je dirais probablement, mais j'ai besoin d'y réfléchir.

 

Je souhaite à toutes celles et ceux qui passeront ici une belle et heureuse année 2015.

Published by Parmentier Monique - dans Chroniques CD
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 13:10

Liege-004.JPGPassage à l'Opéra impérial à Fontainebleau et à l'Opéra Royal de Wallonie à Liège pour Manon de Jules Massenet. Me voici devenu pour un temps romantique. Mais toujours très fidèle au baroque.

 

Liège aura été pour moi l'occasion de découvrir la ville de mes arrières-arrières grands parents. Au fond, un retour aux sources et à la gourmandise. L'occasion aussi de découvrir vraiment cette si belle musique de Massenet. Ma chronique pour Odb vous dira mon sentiment à l'issu de la représentation.

 

Liège 031La ville elle, m'a laissé un sentiment mitigé. La gentillesse des liégois n'est pas une légende. Mais la ville semble tristounette, tant les chantiers et les friches sont partout présents. Les briques rouges devenus noires sous l'effet de la pollution, des immeubles non ravalés, certains quasi abandonnés, provoquent un sentiment de tristesse assez étonnant. Je m'attendais à autre chose et c'est OutreMeuse, le quartier populaire de Liège du temps des arrières-arrières grands parents, que j'ai trouvé cet autre chose. Une vrai rencontre avec "ma" Belgique, celle de mes souvenirs d'enfance et des souvenirs de mes grands-parents et parents.

 

Et que de gourmandises que l'on aimerait avoir le temps de goûter. Il me faudra revenir. La Cathédrale Saint - Lambert a disparu à la révolution. Et oui, la seule cathédrale d'Europe ayant disparu a été détruite par les habitants qui ont ainsi voulu marquer le rejet des réglements voulu par le Prince - Evêque qui allait à l'encontre des libertés de la ville.

 

Liege-032.JPGLa Cité des Ardents vit donc disparaître l'un des plus immenses vaisseaux gothiques européen. Il pouvait contenir plusieurs milliers de personnes. A la place aujourd'huiLiege-029.JPG, l'église Saint- Paul est devenu Cathédrale. Construite entre le XIIIe et XVe siècle, elle a été restaurée au XIXe siècle. On y trouve, une superbe sculpture baroque sur bois (tilleul de Jean Del Cour) représentant Saint - Jean Baptiste (ma photo est un peu flou, mais je la préfère à celles que je pourrais trouver sur internet) et également un très beau cloître de la fin du XVe /début XVIe siècle. Le manque de temps ne m'a permis de la visiter en détail et je n'ai guère pu me rendre au Trésor.

 

Liege-065.JPGOutremeuse se sont les maisons deLiege-064.JPG briques, les potales et Tchantchès (un personnage du folklore liégois dont mon grand-père nous avait parlé) qui ont guidés mes pas. La Meuse que l'on traverse, noble et paisible est un fleuve où le transport fluvial est encore important. Les lumières mélancoliques de l'automne et des horizons bouchés pas des immeubles modernes, m'ont laissés partagés. Liege-016.JPG

 

Liege-046.JPGLes belges sont gourmands tant pour les charcuteries que pour les patisseries et à chaque coin de rue, les tentations sont nombreuses.  Ne parlons pas de ce cornet de frites qui m'aurait fait bien envie, de ces gaufres succulentes et des bières qu'on aimerait avoir le temps de savourer.
Liège est une ville aux charmes profondément mélancoliques qui demandent plus d'une journée pour se dévoiler, et j'espère y revenir pour mieux la découvrir.
Je reviendrais bien vite vous parler de l'Opéra impérial de Fontainebleau.
Liege-068.JPGLiège 036

Published by Parmentier Monique - dans Divers
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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 09:03

Grandes eaux trianon 038A Versailles, il y a les Grandes Eaux du parc, ou plûtot du Petit Parc, autour du château, accompagnées par de la musique qui résonne dans tous les hauts parleurs placés à des endroits stratégiques et il y a celles du Grand Trianon qui ne sont données que deux à trois fois par an, sans autre musique que celle de l'eau, du vent, des murmures des feuillages et du chant des oiseaux. Ce sont les Grandes eaux, telles que les a connues Louis XIV. Pure féérie que je vous invite à découvrir en quelques photos.
Grandes eaux trianon 035Avec d'abord le jet central du Fer à cheval qui donne sur le Grand Canal.
Cette année ces Grandes Eaux ont été données pour le 15 août et nous les retrouverons pour les journées du Patrimoine.
La fragilité du réseau hydraulique et des bassins ne permet pas de les donner plus souvent. Par ailleurs, les fontainiers pris par celles du parc, ne disposent à cette occasion que de une heure trente pour nous les offrir, qu'ils en soient remercier. Car ces Grandes Eaux de Trianon, vous permettront de redécouvrir la vraie magie de ce métier unique.

 

Tendez l'oreille, ouvrez grand les yeux et laisser à l'enfant qui sommeille en vous suivre les chemins qui vous mèneront aux Sources. 

 

JGrandes-eaux-trianon-017.JPG'avoue qu'en arrivant vers midi, je pensais avoir tout vu à Versailles et qu'il me serait donc difficile d'être encore émerveillé, tant la foule qui se bouscule dans les allées du parc et les Grands Appartements fini par rendre le lieu assez insupportable. La chance du Grand Trianon, c'est qu'il n'a quasi pas connu Marie-Antoinette, que son ameublement empire n'attire pas autant les touristes et que son état général, en fait en quelque sorte le château de la Belle au Bois Dormant. Et c'est tant mieux, car l'on peut encore s'y promener sans être bousculé, entendre les oiseaux chanter, y apercevoir une faune sauvage (comme les hérons qui fuient désormais les abords du Grand Canal, les faucons... Ici pour un peu certains jours de brouillards on pourrait presque croisés des fantômes).
Grandes-eaux-trianon-037.JPGAlors chaque visite, nous y offre le vrai plaisir d'une solitude toute relative mais oh combien paisible, dans cet endroit où la beauté et l'harmonie règnent encore. 
Le Grand Trianon, c'est vous savez celui qui a remplacé en 1687, le petit Trianon de Porcelaine. Ce dernier trop fragile, ne résistait pas aux intempéries. Sans compter que celle pour qui il fût conçu, Mme de Montespan, avait été répudiée, laissant sa place à la Belle Indienne, Mme de Maintenon. 

On doit le Trianon que nous connaissons aujourd'hui, à Jules - Harduin Mansart, l'architecte du roi, dont Le Nôtre considérait qu'il faisait fort bien son métier de... Maçon. Alors s'il nous prend parfois à regretter de ne pouvoir voir ce petit palais, dont "l'exotisme" tout relatif devait être particulièrement ensorcellant, ce palais de marbre n'en possède pas moins de charmes.
Grandes eaux trianon 066Quant à ses jardins, s'ils ont beaucoup souffert du temps qui passe et des tempêtes, ils restent un enchantement.
Grandes-eaux-trianon-080.JPGVoici deux photos du bassin du Plat fond. Ce dernier est situé dans le fond du Jardin en face du palais. Il est orné de deux dragons sur les côtés et de deux sculptures en bronze, deux amours s'amusant sur deux ilôts jonchés de coquillages de François Girardon.
Si nous devons le palais du Grand Trianon à Mansart, c'est bien  Le Nôtre qui dessina les jardins. Mais avant lui une famille de jardiniers fidèles au domaine du Roi y travailla. Parmi eux, Michel II Le Bouteux  (1623-entre 1696/1716). Issu lui aussi d'une famille de jardinier, il avait en charge les fleurs et les orangeries.
Grandes eaux trianon 018Et c'est l'une des particularités de ces jardins du Grand Trianon. Contrairement à ceux du parc, les fleurs y tenaient une place essentielle. Elles embaumaient l'air porté par les vents. Les jardiniers d'aujourd'hui vieillent avec un grand soin à nous en rendre tous les sortilèges.
Samedi, comme au temps du Roi Soleil, les fontainiers ont comme leurs illustres prédecesseurs, équipés d'une clé lyre fait jaillir les mystères des eaux. La magie opère instantanément. L'eau, la terre et l'air s'en sont donnés à coeur joie, ce 15 août pour nous emporter dans des instants de pures fantasmagories. Soleil et nuages, jouant à cache-cache, nous onGrandes-eaux-trianon-056.JPGt invité à vibrer, sur un univers où la nature accepte de se laisser apprivoiser pour mieux transcender les éléments.
Le superbe Buffet d'eau, bassin de marbre que l'on doit à Mansart, chante sur plusieurs registres, tandis que du jet "du plat font" (voir plus haut) émane un grondement tellurique.
Grandes eaux trianon 103Les nymphes vous grisent de leur chant et de leurs danses et aux Sources, l'ancien bosquet aujourd'hui disparu, semble murmurer des souvenirs et des ris, d'un temps ancien. Des enfants jouent au milieu de dieux et déesses qui viennent vous inviter à oublier le temps présent, à redécouvrir un univers sans autre bruit que celui des coeurs qui battent à l'unisson de l'univers.

Par Monique Parmentier, article et photos.

Published by Parmentier Monique - dans Versailles
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 14:27

narbonne-ete-2014-329-copie-1.JPGnarbonne-ete-2014-209.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai mis beaucoup de temps à revenir, car du temps j'en avais "besoin". J'avais mis la musique entre parenthèses, car certaines blessures non cicatrisées donnaient au mot "partage", une connotation destructrice.

 

narbonne-ete-2014-284.JPGIl me fallait retrouver le temps. Un temps qui s'arrête ou prend le temps de s'écouler avec les sources claires, loin des menteurs et des manipulateurs croisés sur des chemins bien moins lisses qu'ils n'auraient du être.

 

Lorsque j'ai commencé à écrire sur la musique, lorsque je me suis engagée dans le bénévolat à Versailles, je pensais ne croiser, bien trop innocement je pense, que des personnes passionnées avec qui "partager" l'amour du beau, un amour qui rend généreux, crée un dialogue entre culture, ouvrant les horizons.

 

Concernant Versailles, j'ai récemment rayé de mes amis, un escroc. Un manipulateur que j'ai heureusement vu venir, contrairement à celui croisé en écrivant des chroniques musicales.

 

narbonne-ete-2014-332.JPGIl m'a fallu du temps, beaucoup de temps et c'est à l'Abbaye de Fontfroide, durant le festival Musique & Histoire qu'en juillet, il s'est enfin arrêté. Là au milieu de la garrigue, en soirée, une soirée recouverte par les nuages, le vent a chanté et l'a suspendu. Le vent et les violes de Jordi Savall et Philippe Pierlot !

 

Il m'arrive encore de revoir dans mes rêves cet instant. Lorsque enfin, j'ai osé vaincre ma peur de partir seule dans les collines.

 

Des nuages bas les recouvraient. L'orage menaçait. La nuit pourtant encore lointaine semblait vouloir s'en emparer. Un vent aux senteurs lourdes les écrasait. Il était l'heure de dîner, avant un concert prévu à 21 h 30.

 

Pourtant quelque chose m'appelait dans ces collines. Alors, j'ai répondu à cet appel.

 

narbonne-ete-2014-372.JPGPourquoi est-il si difficile de vous faire entendre cet instant où l'harmonie a chanté ? Je ne saurais précisément vous le dire. Mes photos n'y parviendront pas plus. Je marchais, marchais. A chaque pas, je me disais, en voyant un arbre, une tour de guet, je vais aller là-bas et je m'arrêterais. Mais je ne parvenais pas à m'arrêter. Mon souffle restait léger pourtant, alors qu'asthmatique, je respire mal dès que je fais un effort. Je ressentais la caresse de l'air. La beauté du chemin me poussait à continuer. Et puis, ... je ne saurais dire précisément pourquoi, je me suis retournée. J'ai d'abord perçu le sifflement du vent qui parcourait la garrigue, puis aperçu un oiseau de proie qui survolait la forêt plus haut. Le vent sifflait t-il vraiment ou chantait-il ? ou... il me semble encore qu'il parlait, tout comme au loin ces voix des violes de Jordi Savall et de Philippe Pierlot qui répétaient encore et encore. J'ai su alors que j'étais arrivée. Que le poids du chagrin était resté sur le chemin. Oui j'ai su que j'étais arrivée et que désormais, la peur avait disparu, qu'elle n'avait plus lieu d'être. Longtemps, longtemps, longtemps... Je suis restée là. Une éternité. Savourant l'harmonie, celle de la Terre Mère. Et puis les voix des violes se sont perdues, suspendues. Il m'a fallu redescendre. Pourtant, je sais désormais qu'une partie de moi est là-bas. Sur ce chemin, je retournerais.

 

narbonne-ete-2014-019.JPGDu festival Musique & Histoire, pour un dialogue interculturel, je garde bien plus que des mots, ou que mes trois articles. Deux pour Classique News : Chants d'exil et d'amour et Une source d'harmonie et le dernier pour ODB que je n'ai pas titré, parce qu'il est difficile de laisser partir, cette harmonie.

Ce bien plus, s'appelle de belles rencontres, avec de merveilleux artistes et aussi toutes ces belles personnes croisées à l'abbaye et à Narbonne. Jamais, je n'ai reçu un accueil aussi chaleureux, vu tant de belles choses. Narbonne est une ville dont la beauté, la générosité est à l'image de ses musées et de ses gourmandises.

 

narbonne-ete-2014-024.JPGUne ville où le sud,vous sourie et où souffle un vent qui fait vibrer la lumière. Une ville où dans ses rues on ressent un bien-être devenu rare. Sous les Halles, une merveille architecturale, la convivialité est à l'image de ses restaurateurs et de ses commerçants, dorée comme son miel. Fille du nord, je ne me suis jamais sentie intruse, avec mon accent pointu de parisienne.

 

 

 

 

 

 

 

narbonne-ete-2014-216.JPG

Les Corbières me manquent. Narbonne me manque. Fontfroide et sa source d'harmonie qui s'écoule désormais dans mes veines m'appellent.

 

Par Monique Parmentier

Published by Parmentier Monique - dans Divers
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  • : Le blog de Susanna Huygens
  • Le blog de Susanna Huygens
  • : Je ne prétends pas ici faire travail de musicologie je souhaite juste tout au plus vous faire partager ma joie à l'écoute de ces musiques dont j'aime vous entretenir, mais aussi de l'art et de l'esprit baroque. J'espère tout comme Puck à la fin du Songe d'une Nuit d'été pouvoir compter sur votre indulgence et vos remarques car "Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement (et tout sera réparé), que vous n'avez fait qu'un somme, ...
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