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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 16:16

SVrancx_piquenique-copie-2.jpgJe souhaite ici vous faire découvrir des peintres méconnus qui ont "représenté la musique" au XVIIe siècle... Celle du silence, celle que votre imagination et que votre envie de découvrir le répertoire baroque grâce aux musiciens d'aujourd'hui, pourra rendre vivante. Il y a différentes manières d'aborder l'histoire de la pratique musicale au XVIIe siècle, dont les plus évidentes et logiques sont les traités, mais aussi les partitions et l'étude des instruments. Pour ma part, n'étant ni musicologue ni historienne de l'art,si dans votre parcours à mes côtés vous relevez des erreurs n'hésitez pas à me les signaler,-  ce n'est qu'à un voyage dans le temps et en des lieux proche de l'Arcadie, que je vous invite. A travers la peinture dite de genre où j'ai trouvé quelques trésors qui j'espère vous raviront, peut - être vous dévoilerais-je une part de l'enchantement baroque. (Ci - dessus Un festin dans un parc attribué à Sébastien Vrancx (Anvers 1573 - 1647), au Musée des Beaux-Arts à Rouen)

 

5-CaravageEn dehors des peintres italiens ou flamands les plus connus au rang desquels figurent Caravage ou Théodore Rombouts, toute une série de petits maîtres flamands dont les noms sont peu connus du grand public, ont représenté  concerts, bals, carnavals, kermesses et autres fêtes dans leurs œuvres en un savant mélange de finesse naïve et onirique. Ce sont ces "petits maîtres" que je vous propose de découvrir. On distingue dans la peinture de genre, celle des grands figures et celle des petites figures. Je ne m'attarderais que peu sur la première. Par ailleurs, je reviendrais dans un autre article sur l'un d'entre de ces peintres qui me touche tout particulièrement, Louis de Caulery. Pour tous les autres, y compris les anonymes je vous propose de me suivre, dans cette visite du musée idéal selon moi, celui qui fait revivre la fête baroque dans toute sa diversité et ses couleurs. 

 

david-teniers-lancien.jpgPeu d'historiens de l'art, se sont intéressés aux peintres de genres. D'ailleurs certaines attributions sont régulièrement revues lors de ventes aux enchères, démontrant ainsi une connaissance approximative de ces "petits maîtres". C'est dans la peinture flamande du XVIIe siècle, où leur nombre extrêmement important interdit de tous les passer en revue, que je les ai rencontrés. Ce sont pourtant de véritables maîtres possédant une palette et une grâce qui me touchent. Parmi tous les thèmes qu'ils ont traités celui qui m'intéresse ici est bien évidemment la musique. 

 

Parmi les plus connus, l'on trouve David Teniers l'Ancien (Anvers 1589 - 1649) - dont vous pouvez voir ci - dessus, le Tableau Danse des Paysans actuellement au Kunsthistorisches Museum à Vienne. Ce tableau fût réalisé dans le dernier quart du XVIe siècle. Il eut un fils David Teniers le Jeune (Anvers 1610 - Bruxelles 1690), dont je vous propose le Joueur de pochette actuellement au Louvre, qui poursuivi dans un style très semblable le travail de son père. joueur-de-pochette_louvre.jpgCes deux tableaux introductifs posent les caractéristiques même du peintre de genre. Loin des sujets historiques, du portrait officiel, ces peintres comme ces deux derniers s'intéressent avant tout à la vie quotidienne, aux faits et gestes des hommes (seigneurs ou paysans), sans aucun rapport à la mythologie ou à la religion. Rien d'exceptionnel dans les scènes peintes, pas de personnages connus que l'on souhaite flatter, des anonymes en groupe ou solitaire, dont on peut tout juste déterminer la classe sociale et l'époque dans laquelle ils vivent. On trouve bien sûr dans tous ces tableaux profanes un second sens, plus ou plus moins allégorique ou moral, même si parfois le hasard peut aussi y prendre sens. Il arrivera donc que parfois, vous soyez tenté de me dire, oui mais là c'est une allégorie. Certes vous répondrais-je, mais ici le tracé incertain entre les genres, montre combien l'allégorie quand elle sert encore de thème au tableau, n'est souvent plus qu'un prétexte. C'est donc avant tout une sorte de témoignage pris sur le vif, relatant des us et coutumes, illustrant un état d'esprit.... Le charme de ces tableaux tient avant tout à ce côté "air du temps", comme le qualifie F.C. Legrand, qui leur octroie ce sentiment d'onirisme naïf, un peu comme un de ces airs que l'on retient et chantonne, une ritournelle, celle d'un bonheur simple et sans afféterie. Dans les deux tableaux, ci-dessus, nous sommes donc en présence de scènes populaires dont les instruments rois sont bien souvent la cornemuse, la musette ou la vielle. La cornemuse du tableau de David Teniers l'ancien possède deux longs tuyaux de bourdons parallèles, un tuyau mélodique et un grand sac qui se serre entre les avant-bras. Le timbre de cet instrument était grave. Aux cotés du musicien l'on aperçoit une jeune fille en tablier blanc qui apprend à une enfant à danser. Tout autour des couples plus âgés dansent, tandis que des hommes attablés derrière le musicien boivent. C'est donc une scène de liesse populaire, une kermesse, où pendant quelques heures des paysans, s'autorisent une pause dans une vie souvent rude. Quant au tableau de David Teniers le jeune, il représente deux personnages assez pauvres, mais qui s'adonnent au plaisir de la musique. La pochette que  tient l'homme était un instrument souvent utilisé par les maîtres de danse pour accompagner leurs leçons. C'était un instrument à trois ou quatre cordes qui apparu au XVIe siècle. Bien sûr pour tout ce qui est scène populaire, l'influence de Pieter Breughel l'ancien est évidente. On retrouve en particulier chez David Teniers l'ancien ses personnages un peu trapus, aux gestes lourds, aux expressions légèrement caricaturales.

 

Peintres-genre-011.JPGAinsi grâce à la peinture flamande et à des petits maîtres oubliés, nous pouvons vivre tous ces petits instants précieux, fait de petits riens, où le temps semble s'arrêter, pour mieux savourer un certain bonheur de vivre, dans un temps où il n'y avait ni téléphone portable, ni ordinateur. Bien sûr la musique est représentée depuis l'antiquité et elle occupe depuis toujours une place importante dans le quotidien, apportant certainement au-delà de son rôle sacré, une forme de bonheur sans prétention à tous. Au XVIIe siècle, elle est aussi bien pratiquée par des professionnels que par des amateurs éclairés ou non. Elle appartient à tous et il est fort probable que même amateurs, tous ces musiciens soient dans l'ensemble de bons voir d'excellents interprètes. Certains pratiquant la musique de manière instinctive, sont probablement doués d'une très bonne oreille, leur permettant de créer des mélodies, reprenant des refrains connus.

soeldner_dreissigjaehriger_krieg.jpgLa peinture de genre va donc se nourrir des tableaux de mœurs à valeurs morales qu'elle finira par supplanter. Elle n'inventera rien, innovera peu, mais développera sa propre personnalité liée à son époque. Elle cesse d'être dans les intérieurs un objet de piété pour devenir décorative. Elle est objet de plaisir et vient évoquer des instants de paix, alors que les Pays-Bas souffrent de pillages et de famines, sans compter les épidémies. Il n'est qu'à voir certains tableaux de Sébastian Vrancx, pour comprendre ce que la Flandre subit comme fléaux (comme cette attaque de mercenaires contre un village). Ainsi ces peintures de genres, produites à grande échelle pour l'époque, viennent-elles orner les Cabinets d'Amateurs (Tableau de Frans Francken dit le Jeune, Ulysse reconnaissant Achille parmi les filles de Lycomède au Louvre) et jusqu'aux couvercles des épinettes. La cabinet collectioneur louvre franckenmusique est considérée comme faisant partie de ce mode de vie idéal, que seule la paix peut offrir. Au contraire des peintres du sud, aucune contrainte religieuse due à la Contre-Réforme ne vient faire barrage. L'humour et la dérision sont deux caractères essentiels de la peinture de genre. Ici l'on ne cherche pas à convertir, mais à amuser ou faire rêver. Anvers est alors une plaque tournante pour l'exportation de l'art et de nombreux artistes y ont leur atelier. Certains font le voyage d'Italie et sont en relation avec des marchands d'art d'origine flamande installés à Paris, Prague, Rome...

 

Cette peinture profane de genre, n'est pas apparu au XVIIe siècle. Plusieurs peintres et graveurs entre la fin du Moyen-Âge et celle de la Renaissance, ont été fortement influencés par ceux qui les précédèrent.

Ainsi dès le Golf Book (livre d'heures), la musique apparaît dans une scène profane, celle du Festin de février. Ce somptueux livre d'heures du XVe siècle, dont on ignore à qui il était destiné, illustre toutes les activités de loisirs de l'époque où il fut réalisé. La musique y accompagne les plaisirs de la table. 

Jan Cornelisz. Vermeyen 006Durant tout le XVIe siècle, la symbolique religieuse et allégorique y possède encore toute sa charge, comme dans Le Mariage à Cana, (actuellement à Maastricht au Bonnefantenmuseum) qui date de la première moitié du XVIe siècle peinte par Jan Cornelisz Vermeyen (vers 1504 - 1559). Mais progressivement, la musique dans sa représentation tant à quitter la sphère du sacré pour devenir profane. Elle accompagne des  instants de convivialité. Et Lucas-van-leyde.jpgl'un des instruments les plus courants de ces moments là, le luth y est présent. Les peintres de genre flamand, vont réinventer les thèmes existants pour ne plus célébrer que les plaisirs de vie. Dès cette époque on voit les scènes galantes prendre le dessus sur le côté édifiant. 1e838b3b3e91dd29-grand-danse-madeleine-dite-aussi-marie-madParmi les peintres graveurs qui influencèrent les peintres de genre, l'un d'entre eux tient une place importante, il s'agit de Lucas van Leyde (entre 1489/1494-1533). Voir ci - contre à votre droite, la gravure des Musiciens (Crédit photo : RMN), ou la gravure de la Danse de la Madeleine se livrant au plaisir du Monde, ou apparaît une scène de Cour d'amour, telle qu'on la connaissait déjà au Moyen-Âge. Datée de 1519, elle influencera plusieurs générations de peintres.

 

Jean sadeler Adam et eve70 ans après Jean Sadeler (1550 - 1600) produit un certain nombre de gravures, ou le sacré et l'impie se côtoient dans des fêtes de cour aux allures de bacchanales, mais qui offrent également des illustrations de cette vie de cour où la musique tient une place centrale dans les soirées, au même titre que la danse, le jeu et les plaisirs de la table. Et où la Commedia dell'arte se joue des codes et des interdits. 

On retrouve dans ces œuvres des instruments et des situations qui tout au long du XVIIe siècle vont occuper une place centrale dans la représentation de la musique.

Mon Cabinet d'amateur, comprendrai donc un certain nombre de gravures (dont celles ci-dessus) et de tableaux dont vous avez déjà également ci-dessus un aperçu. Sauf peut - être je l'avoue les Teniers. L'essentiel dans un cabinet d'amateur aimant la musique ce n'est pas tant la valeur financière du tableau que ce qu'il vous évoque.

Epinette FranckenCe que j'aime dans la représentation de la musique, ce n'est pas seulement d'y découvrir de beaux instruments anciens, mais ce sentiment de participer à ces concerts qui à l'époque ne ressemblaient pas à ceux que l'on connaît aujourd'hui. A l'époque, le "public" s'amuse, rie, mange, danse... et je ne sais quoi encore, tandis que les musiciens jouent. Rien de compassé, la musique ne revêt pas ce caractère mondain et un peu stakhanoviste de rangées de siège, où chacun une fois installé, tente d'apercevoir des musiciens tout de noir vêtu, jouant dans un faux silence entre toux et sonneries de téléphones portables. Au XVIIe siècle la musique s'intègre parfaitement à toutes les activités profanes, dont chacun profite en société. Voici donc quelques tableaux de genre qui parfois sans être des chefs d'oeuvres me touchent. Commençons par ceux de la Famille Francken. C'est une famille  de peintres sur plusieurs générations , plutôt bien connue, mais dont l'attribution des tableaux est parfois teintée d'incertitude. Donc du début du XVIe siècle à celui du XVIIIe, ils sont une dizaine, installés à Anvers à avoir laissé un nom dans l'histoire de l'art. Les plus intéressants pour moi, sont François I et II et Jérôme II. Franz Franken1 un balLe premier naît en 1542, le second en 1581, le dernier en 1578, trois générations de père en fils qui dans la production "quasi industrielle" des peintures de genre à l'époque, nous offre quelques perles rares, au charme certain. Bien sûr, tous ces tableaux correspondent à des commandes thématiques : les cinq sens, la parabole du Fils prodigue ou un bal plus ou moins officiel, comme c'est le cas dans celui peint par François II, dont je ne peux que vous donner un lien vers un dessin du XIXie siècle qui se trouve au Musée de Chantilly. L'original est actuellement à la Haye. On y voit des musiciens dans une loge surplombant, les danseurs. Ces derniers sont exceptionnellement dans un tableau de genre reconnaissables pour certains d'entre eux. Le père de François II, avait lui-même réalisé, un tableau très proche, actuellement au Musée de Montauban (voir ci-contre).On y voit en revanche, les musiciens au milieu des danseurs et des buffets chargés de victuailles. Comme dans le petit tableau sur panneau de bois, nous offrant un bal dans un milieu plus bourgeois, on y voit épinette, luths et flûtes. De petits orchestres, dont on a le sentiment qu'ils pourraient bien être totalement improvisés. Les musiciens pouvant au fond faire partie des groupes de danseurs, tandis que dans le tableau de François II, on a clairement des musiciens professionnels. Le tableau de Montauban semble avoir besoin d'un bon nettoyage, mais on devine une palette ocre et chaude. Très fréquente chez les deux François.

francken1Un des thèmes favoris devenus purement décoratif chez les Francken sont les paraboles et tout particulièrement, celle du fils prodigue. Elle leur permet bien souvent sous forme de petites scénettes de nous raconter une histoire où les plaisirs de la vie nous sont montrés avec une certaine sensualité. Il s'agit de se laisser séduire par le cadre, les personnages et la composition de la toile, comme dans cet autre tableau de François II (aujourd'hui au Musée d'Etat de Kalsruhe). Ici les  ocres des pavillons, et les couleurs ambrées des personnages et de leurs costumes, baignent la scène dans un sentiment de douce et tendre plénitude.  Voici un tableau que j'aime tout particulièrement. Le banquet au premier plan est installé sur la terrasse d'un palais. Tout autour dans des pavillons différents épisodes de la parabole apparaissent en quatre scénettes : les adieux du Fils prodigue, son retour, son expulsion par les courtisanes et sa visite chez un prêteur sur gages. Dans une architecture héritée de la peinture flanco-flamande du XIVe siècle, elle-même héritée du théâtre médiéval, Francken ne cherche pas à édifier, mais au contraire à nous raconter et nous montrer avec beaucoup de fantaisie les plaisirs de la vie. Il y a de nombreux petits détails que je vous encourage à découvrir. carnaval vénitienVous êtes vraiment ici, sur une scène baroque. Les personnages extrêmement élégants, la blondeur de leurs cheveux bouclés, les coloris délicatement fondus et cette atmosphère chaude qui s'estompe en camaïeu, la table chargés de mets délicats et cette musique du luth et des flûtes, qui semble s'accorder au ton de la toile participent à un sentiment d'enchantement qui nous étourdi comme le vin que sert la servante.

Venons en à un peintre de la famille Francken qui m'intéresse tout particulièrement Jérome Francken I (1540-1610), l'oncle de François II qui travailla pour la cour de France. Il est considéré par les historiens de l'art comme étant celui qui dans la famille Francken tint le rôle le plus important dans le développement de la peinture de genre. Car c'est lui qui introduit au Pays-Bas le tableau de société, et tout particulièrement les scènes de bal. Ce que j'aime chez Jérôme Francken c'est que l'on ressent une véritable liesse dans certaines scènes de bals l'on y rencontre en particulier des personnages et de Commadia dell'arte, comme dans ce tableau titré "Carnaval Vénitien" daté de 1564 ou 65, identifié de manière certaine de sa main et se trouvant actuellement à Aix-la-Chapelle au Musée Suermondt. On y voit des seigneurs et des dames en costume vénitien, discutant, dansant et faisant de la musique. Une bande de personnages masqués, dont deux d'entre eux portent les habits des caractères les plus célèbres de la Commedia dell'arte, Patalon et Zani se sont introduits dans la foule et exécutent leur numéro de mime et leurs cabrioles.Gemälde des Hieronymus Francken - Die Compagnia dei Comici Pantalon appelle du geste une très belle Vénitienne qui part au bras d'un grand seigneur. La scène se déroule dans un intérieur dont les fenêtres s'ouvrent largement vers un paysage maritime et l'on aperçoit des gondoles. Les femmes potelées au visage rond, sont blondes et sont coiffées à la mode vénitienne à deux coques de cheveux. Sur la gauche, elles forment un groupe qui discutent entre elles. Si bien sûr l'on pense à Véronèse, on est loin malgré tout de la somptuosité du grand maître vénitien. Mais ici les couleurs sont traitées avec une grâce infinie. Les robes sont tantôt blanches, coupées d'un peu de bleu, tantôt jaunes ou oranges, rose lie de vin ou vertes. Le sol est rosé, les murs gris-verts. Des couleurs atténués qui s'harmonisent dont surgit le rouge des "masques" dans la fenêtre. Ce rouge tranche d'autant avec les autres couleurs qu'il est lui-même sur un fond gris-bleu et blanc du ciel. Du même Jérôme Francken, du moins lui est-il désormais attribué, je vous propose cet autre tableau, plus connu par les amateurs de Commedia dell'Arte. Il s'agit de la Troupe des Gelosi qui se trouve au Musée Carnavalet. Jérôme Francken vécu la plus grande partie de sa vie à la Cour de France au service de la reine Louise de Lorraine et du roi Henri IV. S'il est si courant de trouver des tableaux de lui où figurent des personnages de la Commedia dell'Arte, c'est parce que cette dernière fut fort en vogue à la cour de France jusqu'en 1577, date à laquelle elle fut interdite car "celles-ci n'enseignant que paillardise et adultère"... Il existe un autre très beau tableau, avec des masques de Commedia et deux musiciens, illustrant parfaitement le couple d'amoureux que j'aime beaucoup.

elegant company music banquet hiAlors que bien souvent le luth est un instrument courant dans toutes ses scènes de genre, on trouve un instrument plus rarement représenté aux mains des élégantes dans la première partie du XVIIe siècle, du fait de sa réputation à l'époque, en faisant un instrument plus populaire : la guitare. Pourtant chez Hieronymus Jannsens (1624-1693), elle apparaît aux mains de dames fort élégantes.

 

 

 

bal janssensCe peintre anversois fut surnommé "le danseur". Il avait la réputation d'être un joyeux drille et fut un des grands spécialistes des représentations des scènes de bal. Il rend parfaitement l'image à travers son  œuvre d'une société jeune et frivole. Le soin qu'il apporte aux costumes, le rend d'ailleurs plus qu'intéressant pour ceux que l'histoire du costume intéresse. Les personnages sont posés avec soin dans un décor de palais ou aux abords d'un parc, les coloris toujours tendres et les plis des robes, sont autant de petites touches qui font le charme de ses tableaux. Une scène de bal, aujourd'hui au Musée de Lille a directement inspiré Watteau pour ses Plaisirs du bal. Des musiciens assez nombreux sont placés sur une estrade sur la gauche. Ici, tout n'est que grâce et élégance. Janssens-Hieronymus.jpgLes personnages sont disposés avec beaucoup d'a- propos et des espaces sont ménagés entre les danseurs et les autres groupes. Si les attitudes sont gracieuses, elles sont toutefois un rien trop apprêtées. L'homme qui danse a la main fine et un maintien qui tend à démontrer qu'il a suivi des cours auprès d'un maître de ballet. Les dames ont une taille fine et bien faite, une tête petite et avenante. Le décor ici n'a plus rien de bourgeois, mais semble très nettement princier. L'architecture et le ciel, la verdure du parc et les statues baignent dans les gris et bleu-gris.


CET ARTICLE EST EN COURS DE REDACTION MERCI POUR VOTRE COMPREHENSION. JE VOUS INVITE A REVENIR POUR EN SUIVRE LES CHEMINS DE TRAVERSE. N'HESITEZ PAS A ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES. 

 

 

- M. A. Kadrizky : The art of commedia : a study in the "Commedia dell'Arte" 1560-1620 Chez Rodopi 2006

- F.C. Legrand : les peintres flamands de genre au XVIIe siècle aux Editions Meddens 1963

 

 

 

 

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Published by Parmentier Monique - dans Dossiers Musique

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